
Le prolifique réalisateur américain, qui a filmé les marges de l’Amérique comme le quotidien de l’université de Berkeley, de l’Opéra de Paris, de la National Gallery de Londres ou de la bibliothèque publique de New York, est décédé le 16 février 2026, à l’âge de 96 ans.Un géant disparaît. Frederick Wiseman, décédé le 16 février 2026 à Cambridge (Massachusetts), à l’âge de 96 ans, laisse une œuvre phare, qui ne se cantonne pas au cinéma du réel. Admiré de Raymond Depardon comme de Stanley Kubrick, cet immense documentariste a su saisir le théâtre du quotidien dans des contextes très différents. Dans Welfare (1975), considéré par beaucoup comme son chef-d’œuvre, sa caméra s’immerge dans un centre d’aide sociale à New York. Il s’est, entre autres, intéressé à un service de soins intensifs dans un hôpital de Boston (Near Death, 1989), à la vie universitaire californienne (At Berkeley, 2014), aux coulisses du théâtre (La Comédie-Française ou l’Amour joué, 1996), aux arcanes du Palais Garnier (La Danse, le ballet de l’Opéra de Paris, 2008), à la National Gallery de Londres (National Gallery, 2014) ou à la bibliothèque publique de New York (Ex Libris : The New York Public Library, 2017). Entretenant des liens forts avec la France, où des rétrospectives lui ont été consacrées à la Cinémathèque française. et au Centre Pompidou. , il a aussi posé sa caméra au Crazy Horse (2011) ou dans le grand restaurant de la maison Troisgros (Menus-Plaisirs – Les Troisgros, 2023).
Source : Le documentariste humaniste Frederick Wiseman est mort